Christiane Marion, ancienne directrice de maison de retraite

Autodidacte, Christiane, originaire de Bussy-Le-Grand (Côte-d’Or), a rapidement gravi les échelons jusqu’à devenir directrice d’une maison de retraite. Elle a géré l’établissement pendant 21 ans.

Ses méthodes de travail ? : « Je gérais la maison de retraite comme je gère ma propre maison. » C’est en 1989 que Christiane prend la direction de la maison de retraite de Précy-Sous-Thil, en Côte-d’Or (21). Rentrée en 1971 comme aide à la comptabilité dans cet établissement à l’époque catholique, seulement deux après-midis par semaine, elle vient à plein temps en 1985. Censée aider à la comptabilité seulement, Christiane effectue en réalité beaucoup de tâches différentes. De la comptabilité à la gestion des résidents, en passant par les plannings, le maintien du contact avec les familles des résidents et les commandes à faire, elle est totalement « multifonction ».

C’est au départ des religieuses qu’elle est nommée directrice. Titulaire d’un BEPA en dactylo comptabilité, elle suit auparavant des études pendant deux ans à l’école ménagère de Saulieu (21) avant d’aller aider ses parents au café tabac qui leur appartenait. Serveuse, livreuse, femme de ménage ou couturière, elle savait tout faire.

 

« On m’appelait MacGyver, Madame je fais tout. »

 

En 1984 elle prend des cours d’informatique et de comptabilité au centre de Gestion de Semur-en-Auxois.  Elle se forme seule aux logiciels de comptabilité, en les installant chez elle, sur son poste personnel, en plus de son travail.

Depuis toujours et particulièrement lorsqu’elle était directrice, toute occasion était bonne pour faire de l’économie. « Lorsque le chauffage était en panne, c’était moi qui le réparait, dans la mesure du possible. J’avais le chauffagiste au téléphone qui m’expliquait ce que je devais faire et c’était souvent comme ça, je faisais tout. Et de cette façon, on économisait au maximum. On m’appelait MacGyver, Madame je fais tout. »

En 1989 et en 1995, des extensions ont lieu, la seconde beaucoup plus importante puisqu’elle permettre l’intégration d’une cuisine interne, en plus d’augmenter les effectifs du personnel.

Sourire aux lèvres, elle insiste sur le fait qu’il y avait de la solidarité et de l’entraide avec les habitants, sans qui rien aurait été possible, « une vingtaine de bénévoles du canton sur qui j’ai toujours pu compter ». C’est eux qui ont aidé le personnel de la maison de retraite à effectuer les déménagements lors des extensions. « On déménageait tout, on montait les meubles dans la nuit pour qu’on puisse transférer nos pensionnaires dès le matin dans leur nouvelle chambre. C’était la même chose pour la cuisine interne. Avec les bénévoles et les personnes formant le conseil d’administration, on l’a mise en place la nuit pour qu’à l’aube la cuisinière de l’époque puisse préparer les repas de la journée. »

En 2010, Christiane part en retraite. Toujours en contact avec son ancien établissement, elle participe aux assemblées générales une fois par an, est invitée aux événements organisés. Christiane a aujourd’hui abandonné toutes les responsabilités qu’elle avait prises pendant tout ce temps afin de pouvoir se reposer et profiter de ses cinq petits-enfants.

Léa Poitevin

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