Hugo Guillochin, le “touche à tout” Normand.

Depuis 2009, Hugo Guillochin enchaîne les projets dans sa ville de coeur, Bayeux. Du festival Tout Un Foin aux balades de la Petite Reine en passant par la politique locale bayeusaine, il a réussi à s’imposer dans le monde de l’événementiel et de la communication sans diplôme en poche.

Samedi 24 février 2018, 10 heures, dans un Bayeux encore endormi, Hugo Guillochin arrive sur son vélo de ville, représentatif de sa passion pour la petite reine depuis son plus jeune âge.

Il a monté son entreprise la Petite Reine pour « garder un métier passion ». Il propose des balades en vélos électriques pour faire découvrir la Normandie aux étrangers, mais aussi aux Normands.

Pour monter son projet et trouver des partenaires il est allé « frapper aux portes ». Son projet prend de l’ampleur, « je suis un prestataire de service, les agences de voyages font appel à moi pour des accueils de presse. » Même s’il travaille seul, il a besoin de temps en temps de faire appel à un salarié de Loc vélo, son partenaire vélos. « C’est un projet à taille humaine, je veux y aller tout doux, maîtriser le développement ».

Son projet est une « réussite » depuis la première saison en 2016, « ma première balade c’était au Mont-Saint-Michel ». Depuis il a passé le permis pour conduire un mini bus afin de diversifier ses offres. Son envie, « continuer à faire des balades et développer des balades gourmandes » pour faire déguster les spécialités normandes.

En parallèle de son métier, il a « un pied dans la vie politique locale de Bayeux ». Depuis 2014 il s’occupe de trois commissions, au conseil municipal de la ville : culture, tourisme et commerce. « Je fais aussi partie de Bayeux Intercom, communauté de commune, je m’occupe des commissions tourisme et action économique. C’est très intéressant ».

« L’aventure c’est un peu le fil rouge de tous mes projets. »

Hugo aime les défis, son tout premier fut l’ouverture « d’un petit restaurant avec mon papa », l’Authentique. En 2010 lui vient l’idée de faire un festival « avec une identité un peu différente » du théâtre le vendredi soir, des concerts le samedi soir. C’est « un truc bon enfant, facile à organiser » dans le jardin de ses parents.

Après deux saisons, une opportunité se présente pour lui, le festival Calvadose de Rock organisé chaque année par Bayeux touche à sa fin. « Je me dis qu’il y a peut-être un truc à faire. Est-ce que Bayeux ne veut pas déléguer à une association ? » En 2013, c’est la naissance du festival Tout Un Foin avec toujours le même esprit que son premier festival. Le mauvais temps normand, les oblige à annuler quelques soirées estivales, avec des conséquences sur les finances. « C’est dur à vivre, ça m’a forgé et ça m’a motivé pour la quatrième édition ». Après quatre années à proposer des concerts l’été et l’hiver, avec une programmation de prestige (Orelsan, Ours, Vianney, Fauve…), à dépenser leur énergie, leur temps et de l’argent, le festival tire sa révérence avec son dernier concert en mars 2017.

Aujourd’hui il a voulu « démystifier le truc », auprès des jeunes. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas les diplômes qu’on ne peut pas oser faire ce qui nous passionne. « L’aventure c’est un peu le fil rouge de tous mes projets ».

Justine Mativat

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