Hugo, un étudiant cosmopolite à Caen

Hugo Bouaoud est étudiant en droit à l’université de Caen. A 20 ans, né d’un père militaire, il a vécu 9 ans dans des pays étrangers.

Souriant, curieux, réfléchi et passionné de basket, Hugo a tout l’air d’un étudiant lambda. Cependant il n’a pas suivi une scolarité classique :  il a vécu six années au Sénégal puis trois ans aux Emirats Arabes Unis où il a fréquenté le collège français d’Abu Dhabi.

Titulaire d’un bac économique et social avec une option LV3 arabe, il se dirige dans un premier temps vers une prépa économique mais se rend vite compte que cette route ne lui convient pas : « Avec les cours que j’ai eu en classe préparatoire, j’ai réalisé que ce qui me plaisait était le droit international. C’est pourquoi je ne me suis pas posé de questions et que je suis parti directement en Droit » confie-t-il.  Ce goût pour les affaires, Hugo pense qu’il provient des différents lieux où il a pu vivre : « A travers ces séjours, j’ai pu comprendre rapidement l’importance des relations entre les pays ». 

Cela fait désormais quatre ans que Hugo est revenu en France. Il a retrouvé ses « petites habitudes à la française » mais il lui arrive très souvent de se perdre dans ses souvenirs et de repenser à sa vie là-bas. « Le Sénégal, je m’en souviens mais à cause de mon âge à ce moment, c’est surtout des souvenirs d’Abu Dhabi qu’il me reste. » Pendant l’interview, il évoque les balades en vélo au soleil couchant ou encore les sorties entre amis, avec beaucoup de passion mais aussi beaucoup de nostalgie. Il a beau être bien installé en France, ces années lui « manquent ». Il repense souvent à ses amis restés là-bas qu’il espère revoir un jour même s’il continue de leur parler quotidiennement : « c’est vraiment génial les réseaux pour ça ».

Vivre un certain temps dans un pays étranger est une réelle « opportunité qu’il faut saisir ». Aujourd’hui, Hugo se rend compte que grâce à cette expérience, sa vision du monde a beaucoup changé, il se considère plus ouvert d’esprit. « Vivre des années entières dans une autre culture que la sienne permet d’ouvrir les yeux sur les difficultés qui existe dans le monde ». Il se souvient surtout des inégalités financières qui existent aux Emirats Arabes Unis où le rapport à l’argent est totalement différent de celui qu’il connait désormais : « jamais dans ma vie je pense que j’aurais l’occasion de côtoyer des personnes aussi riches qu’à Abu Dhabi ».

Désormais, il attend avec impatience d’arriver à la fin de sa deuxième année de droit pour pouvoir partir avec le programme Erasmus afin de vivre une nouvelle expérience dans un nouveau pays avec une nouvelle culture : « même si le changement de mode de vie peut être compliqué, je sais que ce qui me plait c’est de bouger, c’est devenu presque une drogue » ajoute-t-il en riant.

Plus tard, Hugo ne se voit pas dans un bureau pour le restant de sa vie « à regarder les mêmes oiseaux par la même fenêtre chaque jour à la même heure ». Il veut voir le monde, rencontrer les gens et échanger avec eux. Il pense que s’ouvrir au monde est essentiel aujourd’hui. Grâce au métier de son père, Hugo se trouve « chanceux » car même si ce n’était pas sa volonté première, ces aventures sont ce qui pouvaient lui arriver de mieux. « J’espère que plus tard mes enfants auront la chance de vivre ce que j’ai vécu ».

 

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