Portrait d’un portraitiste

Normand, sensible et affable… Jean-pierre Copitet, photographe professionnel dans l’Eure, exerce avec passion son métier. Entre trace documentaire et transmission d’un patrimoine, il associe portrait et humanité. Rencontre avec le « Portraitiste de France 2017 », toujours en quête de nouveaux visages.

En longeant la Risle de la vallée Normande, une pancarte en bois indique le chemin vers le studio de Jean-Pierre Copitet. Un petit studio chaleureux, à son nom, face à sa maison. Parmi sa palette d’activités, mariages, portraits, photographie d’entreprise, corporate, photographie culinaire, le portrait reste celle qu’il affectionne en particulier. Jean Pierre a d’ailleurs remporté le prix de premier Portraitiste de France 2017, un gage de qualité qui rend compte de son professionnalisme.                  

« Je ressens comme un besoin et un devoir de mémoire »

Laisser des traces documentaires et les faire perdurer dans le temps, ce sont les raisons pour lesquelles Jean Pierre Copitet est portraitiste. « J’ai perdu mon père très jeune, je ressens comme un besoin et un devoir de mémoire.» Si la question de la mort est si présente lorsqu’il déclenche, elle ne transparaît pas dans ses portraits tant son attachement à la vie domine. « Le portrait est une manière de laisser les personnes vivantes quelque part. » L’idée de transmission est indissociable de son travail. Jean-Pierre cherche à laisser des traces de ses modèles, pour qu’eux-mêmes puissent les transmettre à leur famille. Des nouveaux nés aux personnes âgés, il considère que chaque génération dégage une beauté, la naïveté des enfants, la maturité des adultes, la sagesse des senior… « Je suis un esthète, je veux que je les gens s’aiment et leur prouver qu’ils sont beaux.» La photographie d’enfant l’inspire amplement « Imprévisibles, spontanés, pleins d’innocence et de candeur ils dégagent parfois autant de mystère que de douceur. »

« Je suis un collectionneur de visages »

Photographie de Jean-Pierre Copitet

A travers un regard, Jean-Pierre cherche aussi bien la douceur, la bienveillance, l’empathie que l’animalité « Je suis un sagittaire, mi-homme, mi- animal.» Ces regards, il ne les oublie pas, ils ont chacun leur particularité « je suis un collectionneur de visages. » Conscient de la beauté infinie du monde, il ressent tout de même une certaine redondance dans la photo paysagiste, une impression d’avoir fait le tour. Son regard de photographe émane deux grands aspects de sa personnalité, altruiste et solitaire « Les portraits, ce sont des rencontres avec les autres et le paysage c’est une rencontre avec moi-même et la nature.» La technique photographique du studio parisien Harcourt est une inspiration assumée par le photographe. Selon lui c’est par un jeu d’éclairage précis, presque chirurgicale qu’il est possible de raconter les reliefs et contrastes d’un modèle. « C’est essentiellement un travail de lumière et de pose ». Au-delà de la technique, c’est aussi avec le corps que joue le photographe.

      Osanne Poubelle

https://www.copitet-photographe.com

 

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